C'est notre deuxième jour, mais nous avons déjà perdu la notion du temps... Nous quittons notre hôtel chinois de La Fortuna tôt le matin, pour prendre la route qui contourne la laguna Arenal afin de nous rendre à Santa Elena. En chemin, nous nous arrêtons pour déjeuner dans une ravissante petite place nommée "Toad Hall", réputée pour son brownie au chocolat et aux noix de macadamia. Un petit resto avec terrasse donnant sur les montagnes, un jardin en escalier rempli d'arbres fruitiers et de fleurs, et habité les oiseaux et les minuscules colibris. Après quelques gauffres et assiettes de fruits, nous faisons un petit tour dans la boutique de souvenirs d'à côté, puis reprenons la route.
Petite pause dans le jardin en pente de Toad Hall
L'Arenal, pris sur la route

Et elle est magnifique, cette route. Nous tournons tout autour de la
laguna Arenal, un immense lac artificiel qui s'étend au nord du volcan. Jusqu'à la ville de Tilaran, nous franchissons des kilomètres proprement goudronnés, mais après ça, ça se complique. De Tilaran jusqu'à Santa Elena, la seule "route" est une piste de terre et de cailloux, que l'on nous a dit être absolument affreuse. Bon, n'éxagérons pas, ce n'est pas si affreux non plus, simplement on ne conduit pas bien vite, par la force des choses... Nous arriverons tout de même à Santa Elena vers 12h30, pour poser nos sacs chez
Tina's Casitas où Evan, le sympathique jeune hôtellier, nous organise 2 sorties pour la journée : un
canopy tour et une randonnée de nuit dans la jungle. Vite, vite, vite ! Le temps d'avaler un repas sommaire (en fait composé d'une boîte de thon, d'une banane et de quelques amandes...) et de se changer, et nous voilà déjà prêts pour le canopy tour ! Une voiture vient nous chercher pour nous conduire sur place, au nord du village.
Un canopy tour, c'est très simple : ce sont des installations de câbles dans la canopée des arbres ou par dessus une vallée, et sur lesquels on glisse en tyrolienne. On s'accroche bien, et c'est parti ! Celui que nous avons fait disposait d'environ 14 câbles, allant d'une longueur de 30 mètres à... 750 mètres !!! Les paysages sont superbes, et même si on glisse pas mal vite sur les câbles, on a le temps de bien en profiter ! C'est aussi l'occasion de grimper sur des plateformes installées très haut dans les arbres, et d'y voir des singes hurleurs tranquillement occupés à manger. Pour changer des tyroliennes, une des plateformes offre aussi une descente en rappel sur plus de 30 mètres de hauteur (hé oui, vous n'avez pas idée à quel points les arbres sont immenses, au Costa Rica !). Quant à l'autre, c'est le clou de l'activité : un saut de tarzan ! Debout sur une très haute plateforme, nous sommes fixés à un câble (lui-même accroché à une branche d'arbre extrêmement haute et loin !) puis carrément poussés dans le vide. Après une chute d'environ une dizaine de mètre, le câble se tend enfin et c'est parti pour un magnifique arc-de-cercle dans les airs ! Adrénaline et hurlements des filles garantis ! Après nous avoir laissés nous balancer un moment pour perdre de la vitesse, les accompagnateurs nous rattrapent enfin pour nous détacher et nous faire rejoindre le sol... Et pour achever tout ça, nous terminons avec la tyrolienne de 750 mètres qui nous fait survoler la vallée à une centaine de mètres de hauteur. Impressionnant et superbe ! Bonjour, les vaches en dessous !
Vous voyez le gars en bleu accroché à son câble ? Il n'en est qu'au début : l'arrivée se situe quelque part dans les arbres, de l'autre côté de la vallée !

Une fois l'activité terminée, c'est l'heure du cafouillage : nous devions redescendre à notre petit hôtel juste à temps pour embrayer sur la deuxième activité, notre balade de nuit. Mais une des filles qui était avec nous dans la voiture a eu un problème sur une des tyroliennes (qui devait être longue d'environ 300 mètres, je crois) : ayant eu peur d'arriver trop vite, elle a complètement freiné son élan et s'est arrêtée au milieu du câble au lieu de continuer à glisser jusqu'à l'arrivée. Et son père, qui passait après elle, venait de se lancer sur le câble et n'a pas su comment freiner à temps pour éviter la collision. Il y a donc eu collision, il lui a planté ses pieds en plein dans le dos. Ouch ! Elle allait bien quand nous avons terminé l'activité, mais par sécurité les accompagnateurs l'ont envoyée à l'hôpital pour des examens. Voilà pourquoi notre voiture, partie à l'hôpital, ne pouvait pas nous ramener tout de suite.
Finalement, après 1h d'attente, nous sommes enfin redescendus vers le village, persuadés que nous arriverions bien trop tard pour notre 2ème activité de la journée et qu'il allait falloir l'annuler et la repousser. Mais en cours de route, un autre chauffeur, celui qui était censés passer nous chercher pour la balade de nuit, nous a interceptés pour nous ammener au bon endroit, juste à temps. Nous avons juste un peu retardés nos autres compagnons, qui attendaient sagement pour commencer la balade.
Nous voici donc partis dans la jungle, à la tombée de la nuit (il n'est que 17h30 mais la nuit est déjà là), en compagnie de notre charmant guide Esteban. Il nous emmène sur les chemins, à la recherche d'animaux nocturnes, nous expliquant des tas de choses sur le mode de vie des habitants de la jungle. Nous découvrons des lucioles et d'autres petits insectes lumineux qui donnent de petites décharges électriques quand on les embête, apercevons quelques agoutis, un kincajou en haut d'un arbre, allons faire sortir une grosse tarentule de son trou, observons les célèbres figuiers étrangleurs qui étouffent l'arbre par dessus lequel ils se développent, et croisons le chemin d'un tatou et d'une femelle oppossum avec un gros ventre rempli de futurs petits bébés.
Finalement, après environ 2h30 de balade à la lueur des lampes torches, nous rentrons enfin à notre petit hôtel. Nous allons souper juste à côté, au
Soda de la Amistad, tout petit resto tenu par une "mama" costa-ricaine, où nous goûtons notre tout premier plat de comida tipica (cuisine traditionnelle) : le
casado, composé de riz, de fèves noires, d'une viande, de salade ou légumes, et de bananes plantains). Une petite balade dans la ville (que nous verrons peu puisque nous comptons déjà repartir le lendemain) et nous rentrons dormir.